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Autour du «signe guttural»

La Lettre G  n° 12, pp. 5-20

(Extraits)

      Dans son compte rendu d’un article portant sur les signes initiatiques et paru dans le numéro de mai 1937 de la revue «Le Symbolisme», René Guénon s’exprimait ainsi: «François Ménard, dans une note assez brève, parle Du Geste du point de vue rituel; il s’agit ici surtout de la correspondance des signes initiatiques avec les centres subtils de l’être humain, sujet auquel il nous est arrivé de faire incidemment allusion, et qui mériterait certainement une étude plus approfondie»[1] [souligné par nous]. Nous tenterons ici d’aller dans le sens souhaité par Guénon, en nous limitant au seul «signe d’Apprenti» et en observant la juste réserve que requièrent les questions d’ordre «technique»; il convient, en effet, de ne pas oublier que le sujet des signes initiatiques, bien que désormais rendu public, réclame une certaine discrétion.

      Naturellement, l’objet essentiel des considérations qui vont suivre est à rechercher dans la valeur symbolique[2] profonde qui caractérise le signe dont nous allons parler, valeur qui est d’ailleurs propre à tout ce qui est rituellement accompli à l’intérieur du Temple maçonnique, lieu «très régulier et très éclairé»; et nos lecteurs savent qu’il est dans la nature du symbole de renfermer plusieurs significations hiérarchiquement superposées. Nous procéderons donc graduellement. [...]

Franco Peregrino



notes

  1. Cf. Études sur la Franc-Maçonnerie et le Compagnonnage, tome 1, Éditions Traditionnelles, 1975, «Compte-rendu d’articles de revues», pp. 275-276.

  2. Ce caractère devrait être évident mais, s’il était nécessaire de le préciser, voici ce que dit explicitement R. Guénon: «tout geste rituel est un symbole &ldquo ;agi&rdquo ;» (Aperçus sur l’Initiation, Éditions Traditionnelles, 1976, ch. XVI, «Le rite et le symbole», p. 119).




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